How to catch a shareholder

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Pour faire le portait d'un oiseau...... (copyright Marie-Claire Ralph)
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samedi 28 août 2010

Fantasme cinématographique

Impossible, certes,mais il y a un truc qui serait marrant.  Le 14 septembre, jour de l'AGE de Loyaltouch, fixer des caméras au plafond de la salle de réunion au siège de Global Technologies. Filmer pendant trois heures, et repasser le film en accéléré.

14 heures : vision de Querou, Sagazan et Koskas assis devant la table principale. Entrée des actionnaires de Loyaltouch.  Débuts tendus.  Les actionnaires laissent parler les dirigeants de Loyaltouch. Rapidement, questions des actionnaires. Dont certaines hors sujet, ou non inscrites dans les formes. Querou répond longuement à quelques unes en noyant le poisson, et refuse de répondre aux autres (parce non inscrites, blablabla).  Les esprits s'échauffent. Le ton monte. Engueulade générale, tout le monde crie et plus personne ne s'entend.

15H20 : Querou sonne la fin de la récréation : il faut voter car dans dix minutes, la salle doit être libérée pour la tenue de l'AGE de Global Technologies. Les actionnaires quittent la salle, et continuent la conversation entre eux, en se promettant de porter plainte,  à l'exception d'un Critical qui tente d'avoir un entretien particulier avec Querou. Lequel l'envoie aux pelotes.

15H:30 vision de Querou, Sagazan et Koskas assis devant la table principale. Entrée des actionnaires de Global Technologies.  Débuts tendus.  Les actionnaires laissent parler les dirigeants de GT. Rapidement, questions des actionnaires, dont Critical qui tente de monopoliser la parole. Certaines questions sont  hors sujet, ou non inscrites dans les formes. Querou répond longuement à quelques unes en noyant le poisson, et refuse de répondre aux autres (parce non inscrites, blablabla).  Les esprits s'échauffent. Le ton monte. Engueulade générale, tout le monde crie et plus personne ne s'entend.

17H00  Querou sonne la fin de la récréation, et demande aux actionnaires de libérer la salle. Lui et les deux autres dirigeants s'éclipsent en prétextant d'autres obligations.

Le film s'achève sur un gros plan des actionnaires de GT qui discutent entre eux sur le trottoir, en se promettant de porter plainte contre les dirigeants.

jeudi 26 août 2010

Regarder la réalité en face

Certains actionnaires posent des questions étonnantes, ou pire, des affirmations hors sujet.  L'un dit vouloir connaitre la date de recotation afin  récupérer son capital pour faire face à de grosses échéances, le second affirme que pour le moment rien n'est sûr, et conseille d'attendre encore avant de se faire une opinion sur l'état réel de la société, un troisième réclame que des projections soient données sur la paiement d'un dividende en 2011....

Alors bien sûr, on pourrait trouver une (toute petite) raison d'espérer n'avoir pas perdu la totalité de sa mise : en passant plein d'heures à fouiller dans les textes, on pourra dénicher une raison qui ferait que finalement, la procédure d'alerte lancée par les CAC est dûe à un simple agacement de leur part, et que, après une période de redressement, l'entreprise, miraculeusement, redeviendrait rentable, et arriverait à se sortir la tête de l'eau.

Malheureusement aucune hypothèse optimiste ne tient la route, pour les actionnaires (et je dis bien : pour les actionnaires).  Pourquoi?
- parce que le groupe n'a jamais été rentable

- parce que son activité ne peut en aucun cas atteindre un niveau qui lui permettre d'espérer le retour à la rentabilité

- parce que l'équipe dirigeante a tellement menti, qu'elle a perdu tout crédit (auprès non seulement des banques, mais aussi auprès de ses CAC, donc auprès du Tribunal de Commerce, auprès des marchés financiers et auprès de ses salariés.

- parce que l'enchainement des évènements ayant conduit à la procédure d'alerte prouve à lui seul que la situation de la société est compromise : je ne connais AUCUN CAC qui, s'il estimait qu'une chance de rétablissement était possible, n'aurait pas tout mis en oeuvre pour permettre ce rétablissement, avant d'en arriver à la procédure d'alerte que connait Loyaltouch.  Quand Querou a décidé la mise hors course du Conseil de Surveillance en se nommant membre du Directoire, il savait fatalement que cela l'empêcherait de répondre à la demande des CAC.

- parce que les actionnaires ne sont pas des créanciers.  Ils ne se partagent que ce qu'il reste après que les créanciers aient été payés.  Même en supposant que la créance de certains d'entre eux soit requalifiée (je pense à tous les mouvements suspects avec Waaw et avec certains dirigeants et satellites du groupe) ; même en supposant que les créances aux fournisseurs normaux, aux salariés, organismes sociaux et fiscaux soient faibles, il reste quand même une quarantaine de millions d'obligataires à rembourser, avant même que les actionnaires puissent espérer toucher le moindre sou après liquidation.

Et même si Loyaltouch possède en son sein quelques secteurs d'activités rentables qui pourraient perdurer malgré la perte d'image, le prix de leur vente ne pourrait suffire à apurer le passif de la société.
Je connais d'avance la question : "Comment pouvez-vous juger du passif alors que les comptes n'ont pas été publiés?". Et bien c'est tout simple. Reprenez le bilan consolidé de l'an dernier (le vrai, celui certifié par les CAC qui fait apparaitre une perte de 19 M€.  En fonction de votre optimisme, ajoutez-y le résultat net de l'année (10 M€ dans le meilleur des cas. Je n'y crois pas une seconde, mais admettons, juste le temps de la démonstration). Et prenez maintenant en compte cette donnée : dans le cas d'une "exploitation compromise", la valorisation des actifs se fait non pas en prenant comme hypothèse la continuité de l'exploitation, mais la valeur de liquidation. Cela veut dire quoi? Que tous les chiffres artificiellement gonflés sont évalués à leur valeur de marché.  Que vaut à la casse un fonds de commerce valorisé plusieurs millions d'euros au bilan lorsque aucune activité n'a été exercée? ZERO.  Faites donc le compte de toutes les survaleurs, et déduisez-les du résultat.  On arrive à combien de pertes cumulées? Déduisez ces pertes des derniers fonds propres connus.  Cela sera t il vendu plus que les 40 millions de dettes aux obligataires?  Cela suffira t il même à payer les créances privilégiées et courantes?

NON.

Alors, pour tous ceux qui sont embourbés dans cette affaire au-delà du raisonnable, la solution la plus sage est d'arrêter d'espérer, de considérer que l'investissement est en perte totale, et de tenter d'assumer en voyant comment faire face : révision de projet d'entreprise pour certains, renégociation dès à présent des échéances à assumer pour d'autres (plus tôt vous le ferez, et plus vous aurez de chances de vous en sortir. Car à balader, même en toute bonne foi, vos créanciers en leur promettant des paiement sous peu, "dès qu'elle recotera", vous ne pourriez qu'entamer votre capacité de négociation à votre tour).  Envisagez même une procédure de surendettement. Ou révisez vos projets de retraite. Enfin, bref, faites n'importe quoi, mais prenez en main votre situation personnelle. Quand aux petits chanceux pour qui l'investissement fait sur Loyaltouch ne remet pas en cause la situation financière, hors le renoncement à quelques vacances ou le simple déplaisir de voir ses économies chuter, tant mieux pour vous.

Mais je dois dire qu'ayant eu connaissance de quelques situations personnelles, je reste en colère contre les pumpers, et notamment ceux doués d'un bon capital économique et culturel, qui se sont fait les complices de cette situation en oubliant que, si eux pumpaient "en toute bonne foi" pour tenter de faire monter le cours de l'action et dégager des plus-values, tout le monde n'a pas le même bagage économique, ou les mêmes capacités d'anticipation. Quand on a la chance d'être cultivé (en termes de finance, de compréhension de la compta et de la vie des entreprises) on a aussi, ne vous déplaise, une responsabilité.   Désolée, mais je ne crois pas à la loi de la jungle que certains ont défendu. Ou continuent à défendre. Trop facile de dire à certains "ce qui vous arrive est de votre faute" quand on a participé activement au travail d'enfume, alors qu'au fin fond de soi, on savait pertinemment que certains feux passaient à l'orange.  Même si effectivement tous ceux qui ont perdu doivent AUSSI s'en prendre à eux-mêmes, cela n'était pas la peine, en plus, de les "aider".

Si encore vous aviez eu l'honnêteté de laisser des voix contradictoires s'exprimer, afin de laisser leurs chances de comprendre la situation aux moins avertis, je serais peut-être moins révoltée. Mais depuis novembre que je vous vois faire, à coups de censure, de dénigrement, de manipulation d'opinions, censure qui est revenue de plus belle ces derniers jours, je vous méprise, pumpers sans foi ni loi.   Et vos pertes n'excusent en aucun cas votre attitude.

"Mais c'est pas faute,M'dame, c'est la faute à Quérou/Scaglione/machintruc". Certes. C'est aussi leur faute.  Et au lieu d'atermoyer, de chercher à les rencontrer, la seule à chose à faire, dans un premier temps, est de voter non aux résolutions de la prochaine AGE.  Accessoirement, vous pourrez comme certains prétendent le faire, monter un dossier pour ensuite tenter de les poursuivre en justice. Sauf que : ne vous égarez pas. C'est presque accessoire. Ne fuyez pas dans ces espoirs. Faites le EN PLUS de la prise en main de votre situation personnelle. J'ai trop vu cela sur Golog, dont je retrouve ici certaines grandes gueules, pour savoir que rares ont été ceux qui ont été jusqu'au bout de leur décision de poster plainte. (En fait j'ai été la seule à ma connaissance, et uniquement pour le principe). Je ne leur jette pas la pierre, compte-tenu de l'investissement en énergie, en temps et en argent que cela représente, je comprends volontiers que l'on laisse tomber. Mais de grâce, les grandes gueules, après avoir pumpé, évitez donc aux actionnaires les plus méchamment exposés de vivre le second effet Kiss Cool, en continuant à les faire réver et en les détournant des premières mesures urgentes à prendre.

Il parait que savoir regarder la réalité en face est une preuve de grandeur. Malgré vos pertes, serez-vous Grand?

mercredi 25 août 2010

AG le 30/09/2010

Ordre du jour
— Lecture du rapport spécial des Commissaires aux comptes visé aux articles L 234-1, al.3 et R 234-3 du Code de commerce ;
—Lecture du rapport du directoire sur le rapport spécial des Commissaires aux comptes visé aux articles L 234-1, al.3 et R 234-3 du Code de commerce ;
— Pouvoirs pour l’accomplissement des formalités.

lundi 23 août 2010

QUESTIONS AUX ADHERENTS DU GAAPP

Actionnaires membres du GAAPP,

Par le biais du Président de votre association, vous demandez à ce qu'un maximum d'actionnaires donnent mandat au GAAPP pour voter lors de la prochaine AGE, dont l'objet est, rappelons-le, d'entériner un changement des structures de la société, pour la faire passer de la forme "Conseil de Surveillance + Directoire" à celle de "Conseil d'Administration".

Rappelons aussi que selon les résolutions proposées par Querou, 3 administrateurs seraient nommés, soit Querou, Sagazan et Koskas.

Il va de soit que pour que cette demande de ralliement ait un sens, il est souhaitable que les actionnaires votent tous dans le même sens, et si possible en tentant de neutraliser les voix de la direction (cf un commentaire sur ce blog sur la nécessité de produire des A.R.).

Question 1. Les voix représentées par le GAAPP (soit  environ 11% à l'heure actuelle) sont-elles recevables? Autrement dit, le GAAPP a t il bien procédé au comptage, et avisé par LRAR la société de son dépassement du seuil de 10%?

Question 2. Si cela n'a pas été fait, n'est-il pas raisonnable que chaque actionnaire vote individuellement par procuration?

Question 3. Quels sont les intentions ou préconisations de vote du GAAPP?
  • Refuser le passage sous forme de SA avec Conseil d'Administration?  Dans ce cas, le GAAPP a t il envoyé dans les temps une résolution contraire, visant par exemple à faire nommer deux membres au Conseil de Surveillance?
  • Dans cette optique, le GAAPP a t il contacté un des fonds actionnaires en lui proposant que Fonds et PP revendiquent un poste chacun au Conseil de Surveillance? (ce qui vous mettrait tous dans la situation la plus confortable)
  • Voter la passage en SA avec CA, tout en revendiquant EN SEANCE un poste au CA? (NB : dans ce cas, le GAAPP a t il envoyé dans les délais la résolution correspondante?)
 Question 4 : le renouvellement du Conseil de Surveillance n'exigeant qu'une AGO, le GAAPP a t il demandé,  dans les formes requises, la convocation d'une AGO?

Question 5 : si d'aventures le GAAPP réussissait à récupérer un poste dans l'une des deux structures, s'engage t il à faire preuve de transparence vis-à-vis des actionnaires lui ayant accordé leur confiance? Par exemple, sera t il capable en préalable, de communiquer les raisons qui ont motivé le report de l'AGE? (je n'ai donné ici qu'une des deux raisons, mais il y en a une autre bien plus significative).

Tant que les membres du GAAPP ne répondront pas à ces questions, les chances de voir aboutir une action organisée me semblent assez faibles.  Maintenant, sait-on jamais?

vendredi 16 juillet 2010

Défense des Investisseurs : quels moyens?

Les actionnaires de toute société (cotée OU NON sur un marché reglementé) disposent d'une série de moyens légaux pour faire valoir leurs droits.

Rappel : Loyaltouch étant cotée sur le compartiment "EA (placement privé)" de Alternext, qui est un marché régulé mais non réglementé, ses actionnaires ne bénéficient a priori plus de la protection de l'AMF. Cela provient du fait que l'introduction en bourse et les AK successives ont toutes été déclarées comme étant réservées à des "investisseurs qualifiés", autrement dit des personnes suffisamment averties pour ne pas devoir bénéficier de la protection offerte aux actionnaires sans compétence financière particulière, contrairement aux actionnaires de sociétés ayant fait publiquement appel à l'épargne, relevant du compartiment E1 (sociétés ayant fait une offre au public).
Nota : le fait d'avoir acheté des actions Loyaltouch alors que vous ne seriez pas un investisseur qualifié ne constitue pas une faute de votre part, il vous prive simplement simplement des protections plus larges accordées aux investisseurs non qualifiés.

http://www.boursier.com/vals/fr/alternext-l-amf-precise-les-regles-du-placement-prive-news-255465.htm


Le site "love-money" résume bien les droits communs et spécifiques des actionnaires, en fonction du  % d'actions détenues, seul ou à plusieurs :
http://www.love-money.org/invest-droits-actionnaires.php?page=invest ,

En résumé, outre les droits ordinaires, un actionnaire ou plusieurs actionnaires agissant ensemble peuvent, dès lors qu'ils représentent plus de 5% du capital, :
- poser des questions écrites au CA (et exiger dans un délai d'un mois des réponses cohérentes) - cf "le droit de critique", et notamment, deux fois par an, sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l'exploitation.
- demander l'inscription de résolutions à l'AG
- demander la convocation d'une AG (attention : dans le cas Loyaltouch, le Tribunal de Commerce ayant accordé un délai jusqu'à fin septembre pour le tenue de l'AGO, il n'y a pour le moment pas d'action envisageable, sauf peut-être à prouver un cas d'urgence).

Le droit d'agir en responsabilité (civile ou pénale) n'est soumis à aucun % de détention.  Il peut s'exercer soit directement, soit via une association de défense d'investisseurs agréée,  si au moins deux actionnaires sollicitent cette association, et si bien sûr elle l'accepte!
Pour demander un agrément, l'association doit comporter plus de 200 membres depuis au moins 6 mois.  Exemple : ADAM.  A contrario, le GAAPP, ne peut en aucun cas être considéré comme une association agréée.  L'avantage d'associations telles que l'ADAM est qu'elle possède un savoir-faire et des compétences reconnues, qui éviteront les chasses-trappes du droit. A contrario, cette association étant très sollicitée, il faut bien voir que en aucun cas son recours ne constitue "un droit". Par ailleurs, si des frais de justice sont à prévoir, il est logique que les actionnaires demandant son aide prennent en charge les frais correspondants.  Dans le même type, "DEMINOR" est une société privée, qui peut faire l'avance de frais en se rémunérant sur les sommes reçues après procès, mais qui n'intervient que si elle estime les chances de récupération suffisamment élevées pour indemniser les actionnaires ET se rémunérer.

Lien vers le texte légal concernant les associations d'investisseurs agréées :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=6ACD5E6EE9FBA0400BF2D380F09E7508.tpdjo08v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006154597&cidTexte=LEGITEXT000006072026&dateTexte=20100703

Maintenant, avant de penser à porter plainte contre qui que ce soit, encore faut-il qu'il y ait eu une faute.  Le simple fait d'être une société non rentable n'est pas un motif suffisant.
Tout comme le fait de publier des communiqués ambigus "les comptes certifiés seront disponibles à compter du 15 juillet" et se fiche de la tête des actionnaires est certainement maladroit, mais semble un peu léger pour porter plainte (et puis, au fond, vous devriez avoir l'habitude, avec Loyaltouch ;)

Certains d'entre vous ont peut-être l'impression de "s'être fait avoir" en achetant des titres LT quand on leur prétendait sur les forums que l'action ne pouvait qu'augmenter. Et que les comptes "pro-forma" 2008 publiés sur les sites boursiers ne pouvaient que leur faire croire qu'il s'agissait des comptes réels.  Sur le fond, vous avez raison. Mais il faudra prouver la faute.  En sachant que tous les "pumpers" les plus sérieux ont effacé leurs interventions, que ce soit sur Boursematch (Nostradamus, Huisd) ou sur Bourso (le GAAPP, huisd, loyal.id et tant d'autres). Concernant huisd, la faiblesse de ses argumentations et son charabia incompréhensible devrait le mettre à l'abri. Concernant le GAAPP, il a eu la sagesse soit d'effacer ses posts publics, soit de ne communiquer que via des mails privés : sauf à ce vous ayez gardé une trace de ces correspondances, le recours contre lui semble aléatoire.

Et juste pour info : j'avais porté plainte contre Golog et X (un pseudo qui avait largement enfumé les PP) dans le cas de l'affaire Golog, pour tentative d'escroquerie : la plainte déposée en septembre est toujours en cours d'instruction.

Reste Loyaltouch : a-t-elle commis des fautes? 

- le retard de publication de cette année ne peut être considéré pour le moment comme une faute par rapport au droit des sociétés

- par contre, cela en est une vis-à-vis de la réglementation Alternext. (Délai de 4 mois) : suffisante pour demander à son listing sponsor d'intervenir et de demander la publication, insuffisante probablement pour justifier d'une plainte.

- la parution de comptes mensongers pour l'exercice  2008 :  certainement un bon motif, encore que les comptes sociaux publiés au Greffe aient eux, été irréprochables.  Ceux qui veulent se baser sur ce point auront intérêt intérêt à utiliser le "démenti" du CAC, disant dans son rapport complémentaire que les comptes communiqués aux actionnaires ne correspondaient en aucun cas à ceux qu'ils avait audités.

- le grand écart entre le Business Plan "ambition 2012", qui prévoyait un CA minimum supérieur à 400 M€ , et la réalité : ce n'est pas une faute en soi, cela peut se défendre. Mais c'est un élément susceptible de s'ajouter au dossier....

- les grands écarts entre les communiqués glorieux (Krief, VPP, etc..) et la réalité, quelques mois à peine après parution.  Là encore, pris tous seuls, ils ne permettront pas de caractériser une faute.  (Encore que pour Krief...?).. Car nul n'est à l'abri d'un aléa économique. C'est plus l'accumulation de communiqués trop optimistes, démentis chaque fois par la réalité, qui pourrait constituer une faute

- le rachat de Dial, sa recapitalisation, et sa LJ : là, il y a de la matière.  De l'argent fichu en l'air. Une faute de gestion caractérisée. Sauf à ce que LoyalTouch fasse la preuve d'un élément tout à fait exceptionnel et imprévisible  qui aurait remis en cause sa stratégie.

- l'enrichissement personnel des dirigeants : bon courage!  car à ce stade, il n'y a aucun élément disponible à ma connaissance.

-  l'absence de provisions concernant Rebelio : là, il me semble que ce n'était pas prudent de ne pas passer de provisions, sachant que LoyalTouch a attaqué les anciens actionnaires de Rebelio en justice. Et obtenu d'un Tribunal Allemand la constatation que Rebelio leur avait bien été vendu, et que le contrat de vente s'appliquait. Et donc qu'ils devaient respecter à leur tour les termes du contrat, c'est-à-dire le paiement des actionnaires. Mais si les actionnaires de Rebelio abandonnent leur action, ou si LoyalTouch passe les provisions correspondantes dans ses comptes 2009, il n'y aura pas de faute de gestion...pour 2009.

- la parution de comptes irréguliers : ce sera le cas notamment si LoyalTouch persiste à immobiliser le rachat à Waaw de la marque ID. Ou si elle ne passe pas en pertes les goodwill sur les fonds de commerce abandonnés. Mais ces points ne seront connus qu'à la prochaine parution des comptes certifiés. Et je gage que le bras de fer actuel entre CAC et LT porte entre autres sur ces points.  Donc, on en saura plus fin aout/début septembre, à la parution des comptes et à la lecture des rapports des CAC.


Ce que je trouve le plus scandaleux, dans cette histoire, c'est que ayant commencé à comprendre qu'il y avait des problèmes, le GAAPP se soit fait un relais pour inciter des PP à acheter l'action quand elle était au plus haut, en novembre décembre. Et qu'il ait soigneusement muselé tout avis contraire. Mais bien malin qui pourra faire la preuve de QUI s'est réellement enrichi dans l'histoire :  des membres du noyau initial du GAAPP? Les dirigeants? Les fonds qui sortaient?


Juste une tentative de conclusion pour les PP qui se sont fait berner :

- en bourse , les miracles n'existent pas.  Et notamment le doublement ou le triplement du cours d'une action ne se justifie que si les risques associés sont très élevés. Ceux qui disent le contraire sont juste des menteurs, qui ont un intérêt personnel à faire croire à ce type de fable.

- je suis profondément désolée pour ceux d'entre vous qui y ont cru, et y ont investi une part trop déraisonnable (plus de 10 ou 20%) de leurs économies. Surtout pour ceux qui avaient besoin de leurs économies à court ou moyen terme. Mais c'est pourtant une règle de base à retenir. Et je ne jette la pierre à personne, j'ai en ce moment une ligne trop élevée sur une valeur à laquelle je crois ;)

- lisez avec attention les avis contraires au conte de fée ambiant sur les forums. Pour un ou deux intervenants occasionnels qui avouent tenter de manipuler l'opinion pour faire des AR juteux, (avis qui se repèrent facilement, et qui n'ont aucune influence à moyen terme), a contrario la majeure  partie des critiques sont fondées. Mieux vaut les creuser que de croire aux arguments habituels : "Théorie du complot", "Bashers corbeaux qui interviennent parce qu'ils sont mal b. ou parce qu'ils voudraient racheter plus bas", "Comptables tournés vers le passé qui ne savent pas prendre des risques" "Anciens salariés aigris", etc....  Et quand la censure est trop forte, mettez-vous en mode alerte.

- Avant d'adhérer au Gaapp, solution de facilité, relisez bien les articles parus ce forum ou les interventions dont vous avez gardé la trace.  En vous posant les questions : pour qui roulent-ils? Pour vous?  Que peuvent-ils vous apporter comme avantages et comme inconvénients?  (Et je parle pas des misérables 40 euros de cotisation). Même avec peu de temps et un investissement faible, n'avez-vous pas plus intérêt à agir directement, sachant qu'ils n'ont de toute manière aucune reconnaissance sous forme d'agrément qui faciliterait votre défense? Sinon le fait d'avoir les adresses d'autres actionnaires?

- Et enfin, vous n'avez aucun intérêt à ce que la recotation ne reprenne AVANT que les comptes n'aient été publiés. D'autres les ont eux, semble-t-il, ou au moins en ont appris des éléments significatifs le 30 juin. Il est de votre intérêt d'être au même niveau d'information.



NB : pour la valorisation de Alloy, sans comptes, il est impossible d'estimer son montant. Je suis juste capable de dire que les 300 M€ avancés par le Gaapp pour l'ensemble du Groupe Alloy + SCF + Id-Future sont une vaste plaisanterie. Plaisanterie d'autant plus amère que le GAAPP met en avant parmi ses membres des " chefs d’entreprises, des commissaires aux comptes, des experts comptables, des acheteurs de grands groupes, des consultants de haut niveau… et même un ancien PDG d’une multinationale." 

Mais pour Alloy proprement dit, cela peut tout aussi bien être  Zéro que 80 M€.  En l'état actuel des choses, si j'étais actionnaire et que la société cotait au dernier cours connu, je vendrais si j'avais besoin de préserver mon capital, soit une valo à 37 M€ pour un cours à 3.80. J'espérerais 6 euros en étant très Kamikaze, si je n'avais placé qu'un excédent que je serais prête à perdre.

Vivement la parution des comptes.

jeudi 3 juin 2010

Report de l'AGO

Merci à Robe.pie d'avoir signalé l'info sur Bourso :