How to catch a shareholder

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Pour faire le portait d'un oiseau...... (copyright Marie-Claire Ralph)
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mardi 21 septembre 2010

lundi 30 août 2010

Message à Budbud (ptin, suis maudit...)

"Ptin, suis maudit, c'est en 3 ans la troiseme fois que je tombe sur des patrons voyou... OMA en 2008 (tout perdu) ideom en 2009 (tout perdu) et en 2010 ideom et pas loin de tout predre ma mise encore une fois , et a chaque fois des communications mensongères juste avant les suspensions ... je crois que si je n'avais pas a coté qq valeurs en beton , j'arreterais la bourse ... d'ailleurs j'y pense de plus en plus" a écrit Budbud.

Pour OMA, je ne peux pas en parler : j'avais failli être séduite, et un je ne sais quoi m'a retenu.

Mais Budbud, pour Ideom et Loyaltouch, arrête de culpabiliser ou de penser à un quelconque mauvais sort. Bien sûr, tu ne pouvais pas le savoir.   Mais le hasard n'a rien à voir là-dedans!

Ideom avait une filiale qui ne valait plus un clou. Multepass. Filiale qu'elle a réussi à revendre à Querou, pour la modeste somme de 8 M€. Comment? Le principe non pas de la multiplication des pains, mais des échanges d'actions par holding interposée, que tu valorises à la hauteur que tu veux. Querou a acheté la casserole, qu'il a renommé (toujours penser à renommer un bouzin quand il est grillé auprès des consommateurs). C'est devenu Club Dial.  Qui a fait faillite il y a peu. Et il a bien fallu déprécier dans les comptes du groupe Loyaltouch les fabuleux goodwill payés lors de son achat.  Par contre, au vu des opérations qui ont suivi, on a compris que Querou avait retenu la leçon d'Ulrich. Et la technique.

Donc, non, ce n'est pas hasard si tu as donné deux fois. C'est normal. "On prend les mêmes et on recommence"!

Le hic c'est qu'il n'y a pas d'équivalent au crédit d'impôt, pour les pertes des actionnaires. Et avec tous ces changements de dénomination sociale, il faut un temps fou pour s'y retrouver. J'ai mis près de 6 mois à comprendre le montage, et encore, avec l'aide de gens qui connaissaient le dossier.

 C'était donc la fabuleuse histoire de ALIDE et de ALIDA.  La prochaine fois que tu vois une pépite, genre ALIDO, dirigée par un copain à Ulrich ou à Querou, réfléchis y quand même à deux fois....  car là une quatrième gamelle serait justifiée.

samedi 24 juillet 2010

La p'tite bête qui monte, qui monte...

Une petite synthèse en passant sur les AK de SCF décidées en fin d'année dernière, quand tout allait bien :

Le capital social actuel de SCF est de 5,815 M€, divisé en 6121322 actions. Les dernières transactions s'étant faites au prix d'acquisition de 15 euros, sa valorisation théorique à fin décembre était de 91.8 M€.

Sachant que les FP totaux de SCF + Alloy + Id-Future seraient de 92 M€ , quelles pourraient être les parités d'un échange Alloy/SCF?
L'immense avantage d'avoir attendu juillet pour faire paraitre le résultat de ces AK, c'est que pendant tout un semestre, les actionnaires de Loyaltouch ont pu croire au Père Noël.

Pour information : les FP de SCF ne sont pas connus. Il n'est pas possible de distinguer les souscriptions faites par paiement en cash, de celles faites par échange d'actions.

Sous réserve qu'il n'y ait pas eu de cession par acte sous seing-privé, les principaux actionnaires sont :
- Querou, Sagazan, Billet, pour 66% (dont Querou 45%)
- Entrepreneur Ventures, au titre de ses différents FIP, pour 10% - souscriptions à 9 puis 12 euros
- La société Jeanval (mais si, Jean de la Villardière, qui avait créé GT et l'avait vendue à Alloy, puis avait rejoint A Novo, cf post dans ce blog) pour 11%. Souscription à 15 euros.
- Mathieu Millet, via notamment sa holding, Laurent Koskas et Christophe Monin, pour environ 5%, (Millet : acquisition principalement à 9, et marginalement à 15)
- et des investisseurs privés pour le reste.

Sur la valorisation, il convient d'être prudent, puisque la plus élevée, à 15 euros, s'est faite alors que le cours de Alloy à fin 2009 touchait l'un de ses plus hauts.

Félicitations à Querou, Sagazan et Billet, qui ont créé la société avec un apport en cash de 150.00 francs (français) et en nature de 50.000 francs. De la date de création à fin 2008, le capital social a été porté à 150 K€, et les FP à 600 K€. Le reste des AK s'est fait grâce à des apports d'actions Alloy, valorisées alors à 5,50 (avril 2009) puis par incorporation de réserves en septembre. Dues à la revalorisation de Alloy lors de l'arrêté de juin, et à une reprise de provision sur Waaw.

Pour le solde, de gentils investisseurs, cotoyant de brillants financiers, ont permis le reste de la culbute.

Jam, cela fait un taux de rendement de combien sur un an?

GUILI GUILI

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lundi 5 avril 2010

Acquisition de société par échange d'actions : la dernière AK de ID et le cas Overdrive

Dans sa politique volontariste de croissance externe, Loyal Touch a été amenée à plusieurs reprises à acquérir des sociétés payées par échanges de titres avec d'autres sociétés du Groupe. Si cela peut être un moyen tout à fait adéquat lorsqu'on ne dispose pas de trésorerie, cette pratique peut toutefois avoir des effets en trompe-l'oeil lors de la lecture des bilans.

Un petit topo pour ceux d'entre vous qui ne seraient pas des familiers de la comptabilité des groupes :

Je vous suggère de regarder le cas d'une toute petite acquisition, celle de la société Overdrive, réalisée en mai 2009. Exemple choisi en raison des faibles montants, l'essentiel n'étant pas ces montants, mais la technique comptable.

Overdrive est une société de conseil en marketing, qui appartenait de façon directe ou indirecte à Jérôme Blanchon via sa holding "Birdie". Spécialisée dans le conseil en action commerciale (accompagnement des forces de vente, évènementiel, campagnes d'incentive, ...) et possédant des savoir-faire en termes de communication au sens large, l'agence a vu son chiffre d'affaires régulièrement décliner de 2004 (CA : 1,4 ME soit à peu près le même que celui de ID)à 2008 : 871 K€. A fin novembre 2008, date des derniers comptes parus, Overdrive affichait des Fonds Propres de 222 K€, après prise en compte de sa perte de l'exercice de 181 K€.

La cession s'est faite à un prix convenu de 560 K€, dont 110 K€, soit la moitié de la situation nette, payable en cash. Les 450 K€ restants ont fait l'objet d'un échange d'actions :
1. Inscription dans les comptes de ID d'une créance de 450 K€ au nom de Birdie
2. Augmentation de capital de 450.000 euros (prime d'émission incluse) par création de 81.818 actions ID réservée à Birdie, et payée par compensation avec la créance précédente.

Les fonds propres augmentent donc de 450 K€, la trésorerie est appelée à diminuer de 110 K€. A l'actif, ID voit augmenter ses participations de la valeur nette, soit 222 K€, et le poste Ecart d'acquisition du solde, soit 338 K€.

En regardant de façon superficielle, on pourra avoir l'impression que le Groupe a augmenté sa stabilité financière. Surtout si entre-temps le groupe reclasse cet "écart d'acquisition" en immobilisation incorporelle, justifiant qu'elle a acquis de la sorte une marque, ou un portefeuille de clients....

En réalité, les actionnaires ont été (très légèrement, compte-tenu des faibles montants) dilués au passage, et Loyal Touch a acquis une société qui ne valait comptablement que 222 K€. L'opération ne deviendra économiquement intéressante que si Overdrive parvient à redevenir bénéficiaire.

A noter que si l'acquisition s'était faite en cash à la valeur comptable, les fonds propres auraient été inchangés. Si elle s'était faite au prix convenu, toujours en cash, là encore les fonds propres seraient restés identiques.

Il y a longtemps, les écarts d'acquisition s'appelaient des "non-valeurs". Un terme qui avait un sens. Et qui incitait certains analystes à déduire ces "non-valeurs" du montant des fonds propres. Au moins pour les acquisitions de l'année. Hérétique?

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