Investir en Bourse et trouver avant les autres LA pépite, la société encore méconnue des acteurs moins avisés, qui vous assurera un rendement maximum ou des plus-values conséquentes, grâce à votre esprit d'analyse et d'anticipation. Rêve ou réalité?







Ce blog est le témoin de la vie d'une valeur cotée sur Alternext, avec la narration chronologique de tous les ingrédients qui ont contribué à en faire ce qu'elle est devenue : bashers, pumpers et gourou, influence des forums dont celui de Boursorama, censure et propagande, manipulations de cours ou d'opinion, techniques comptables de window dressing, montages financiers astucieux ou obscurs, communiqués enthousiastes sur une croissance exponentielle, confiance dans les certifications des Commissaires aux comptes, dans le rôle protecteur de l'AMF, carences et mensonges des dirigeants.... Bref, tout ce qui a fait que désormais le blog se focalise plus sur les procédures et actions judiciaires en cours, que sur le business initialement perçu comme étant du marketing (la "fidélisation client"). Et sur les éventuels moyens pour ce type d'affaire cesse.







Car le rêve pour beaucoup, Fonds d'investissement et particuliers, est devenu un cauchemar.







Pour faire le portait d'un oiseau...... (copyright Marie-Claire Ralph)

LOYALTOUCH, une brêve synthèse

Très schématiquement, LoyalTouch (ex Initiatives et développement) était à l'origine une toute petite structure, créée par apports de TPE rachetées par ses dirigeants historiques (Christian Querou, Jean de La Villardière, de Sagazan, C. Billet puis Matthieu Millet). Très rapidement, la société qui, initialement intervenait surtout dans le marketing - communication et cartes de fidélités- s'est lancée dans la vente de produits, tout d'abord les coffrets Kouro, puis dans la vente de produits bruns et blancs, via son acquisition de Global Technologie.

Cotée en bourse, elle a fait l'objet d'un buzz incessant à l'occasion de ce dernier rachat, qui lui permettait de tripler son CA. Sauf que très rapidement, les actionnaires se sont aperçus qu'il y avait un problème de clarté de l'information, et quelques uns ont lancé un mouvement de défense fin 2009, qui devait par la suite devenir le GAAPP. En parallèle, ID devenue Loyal-Touch a publié, avec la signature du cabinet Mazars, une simulation de comptes pro-forma représentant ce qu'auraient pu être ses résultats si elle avait acquis les cibles qu'elle avait en tête pour l'année suivante. Beaucoup d'investisseurs se sont fait prendre au piège, croyant qu'ils s'agissait des comptes réels. D'autre part, la société a multiplié ses opérations de vente et rachat de sociétés non rentables, de créations, d'absorptions et d'échanges de structures, avec de juteuses plus-values pour les dirigeants et d'autres intermédiaires. A l'analyse, ces opérations étaient motivées par un triple but :

- brouiller les pistes, avec des modifications de noms et un organigramme en perpétuel mouvement ;

- afficher un CA de plus en plus imposant ;

- et détourner les actifs du groupe.

Avec un manque évident de volonté de rétablir les sociétés à l'équilibre, d'après les salariés qui se disaient abandonnés. Ce qui n'a pas empêché la société de monter en épingle les contrats les plus avouables et les lancements de "nouveaux produits". Alors que, à côté des gadgets, même parmi les plus potentiellement rentables, la société ne faisait rien pour concrétiser, passé l'effet d'annonces. A titre d'exemple, elle avait décroché la régie du site de fidélisation de Télé7jours, et acquis auprès de TF1 une société de vente sur Internet. Dans les deux cas, le suivi du trafic internet a prouvé qu'elle avait laissé les activités mourir de leur belle mort.

Malgré les anomalies constatées, le GAAPP a oeuvré dés sa création à faire miroiter les "résultats" et perspectives de l'entreprise, et à censurer tout avis contraire. En moins de 6 mois (entre début et mi 2010) le cours de l'action s'est effondré, et les doutes évoqués se sont révélés être exacts. Le Groupe, qui "affichait" en mai de bons résultats, s'est retrouvée en cessation de paiement rétroactive. En date du 1er avril pour toutes les filiales encore dans son giron (une partie ayant été cédée) et un peu plus tard pour Loyaltouch, juste après la date limite pour ne pas être déclaré en faillite frauduleuse. 200 salariés sur le carreau.

On ne connait pas le montant total de l'ardoise entre Loyaltouch, sa filiale Global Technologies elle aussi cotée en Bourse, et la branche GTS cédée à Mathieu Millet, et elle aussi en liquidation depuis peu. Mais rien que pour LoyalTouch, le liquidateur parlait d'une ardoise de 200 M€. Sans compter les pertes des actionnaires, qui ne rentrent pas dans son décompte. A cela, il faut aussi rajouter les créances de ID-future (une société cotée rachetée à Proximania qui devait fusionner avec LT et favoriser sa cotation sur le marché réglementé) et SCF, la holding initiale appartenant aux dirigeants, mais qui a servi sur la fin à rameuter des actionnaires peu enclins à investir sur Loyaltouch, dont des chefs d'entreprises ayant vendu leur société au groupe via des échanges d'actions, ainsi que de nombreux voisins de Christian Querou et Jeanne Possidoni, son épouse.

Dans les autres victimes, on peut mentionner la présence de banques et de fonds parmi les plus réputé(e)s de la place, sachant qu'une partie des fonds était obligataire. Le plus curieux est l'aveuglement dont ont fait preuve ces fonds et de nombreux actionnaires, certains oubliant tout principe de prudence, et allant jusqu'à investir la totalité de leurs avoirs sur LT. Les portefeuilles en perte de 200 à 300 K€ ne se comptent plus, tous comme les gens proches de la retraite obligés de revoir leurs projets.

Suite aux dernière péripéties de l'histoire de la société, et notamment à l'AG d'octobre 2010, où le GAAPP demandait la tête du PDG, celui-ci a abandonné ses fonctions, un CA provisoire étant nommé. Jean-François Goulon, le Président du Gaapp, s'est fait nommer quelques jours après Directeur Général de Loyaltouch, aucun des administrateurs n'acceptant la fonction. Une centaine d'actionnaires s'est désolidarisée du Gaapp en raison de son rôle trouble et de son incapacité à s'amender, et on se retrouve aujourd'hui avec trois mouvements d'actions judiciaires : le Gaapp, avec avocat Maître Brosseau, le mouvement "Salimar", avec pour avocat le cabinet Ten-France, et quelques fonds dont les obligataires, très probablement suivis par Déminor. L'ADAM, qui initialement avait été sollicitée, n'a pas donné suite à la demande de Salimar.

Dans les actions déjà menées publiquement, on a :

- une action en référé des fonds obligataires contre les trois avant derniers dirigeants (Christian Querou, Marcelo Scaglione et Christophe le Monies de Sagazan) immédiatement après la liquidation judiciaire, en vue de bloquer leurs avoirs le temps que la lumière soit faire sur l'affaire, et demandant la communication de pièces à l'ensemble des intervenants du dossier. Les fonds ont été déboutés de leurs demandes et condamnés aux dépens, leur "cavalier seul" en tant que créanciers et leurs demandes de réquisition de pièces ayant été peu appréciée. Ils ont conclu une convention avec Scaglione, s'engageant à ne pas le poursuivre en échange de l'abandon des indemnités auxquelles ils étaient condamnés. On ignore si ils ont transigé de la même façon avec Christian Querou, mais il est certain qu'ils n'ont pas eu gain de cause puisque ce dernier a mis en vente sa principale propriété, qu'il avait fuit pour émigrer en Californie.

- une action en référé-expertise du Gaapp, demandant presque les mêmes pièces que les fonds. Le but était d'obtenir des assignés (Commissaires aux Comptes, Cabinet Mazars, Euronext, Euroland Finance, et liquidateur représentant LT) des documents afin de pouvoir les attaquer en responsabilité (à l'exception du liquidateur). Résultat : le Gaapp a été débouté, et condamné aux dépens. Le résultat ne préjuge pas du fond du dossier, mais sanctionne là encore l'attitude de cavalier seul du Gaapp, et le recours jugé abusif à un référé alors que des enquêtes visant en partie aux mêmes buts sont en cours.

- accessoirement une plainte contre moi et d'autres forumeurs, auprès de Euronext pour manipulation de cours et de la Justice pour diffamation. Avec retour aux envoyeurs en ce qui me concerne.

La Brigade Financière enquête sur le dossier, et n'aura probablement pas fini avant deux ans, compte-tenu de la complexité des structures et des circuits financiers (avec un volet d'évasion des fonds vers Curaçao, un paradis fiscal). Sachant qu'il n'es pas dit que toutes les banques étrangères impliquées dans la gestion des comptes du Groupe leur facilitent le travail

Idem pour l'AMF : même si l'enquête aboutit rapidement, les décisions de condamnations éventuelles pour manipulations de cours et diffusion de fausses informations ne seraient probablement officialisées que vers fin 2012.

Par ailleurs, outre ces deux derniers points qui visent les dirigeants, des actions judiciaires et des négociations à l'amiable sont en cours de lancement avec les différents intervenants du dossier : CAC, Mazars, brokers, listing sponsor... Actions aussi bien à l'initiative de Ten-France que des fonds obligataires. Logiquement, le Gaapp devrait lui aussi entamer ce type de procédure.








mercredi 28 décembre 2011

Les deux dernières arnaques de Christian Querou et Jeanne Possidoni - KBL encore en ligne

Un anonyme avait signalé récemment sur ce blog la parution des comptes 2010 de la Financière Quesa. En signalant une perte de 7,7 M€. Rien de très étonnant, puisque la société, appartenant aux époux Quérou, détenait pour près de 7,5 M€ de titres Loyaltouch, apportés en 2009 par les époux. Titres qui ne valant plus rien après la faillite, devaient être dépréciés.

Mais là où la lecture est tristement instructive, c'est lorsqu'on voit :

- Que la société a profité de la dévaluation des titres Loyaltouch pour se faire rembourser les impôts payés au préalable sur ses PV de cession de titre. Au titre du report en arrière des déficits. Soit 110 K€ supplémentaires à la charge des contribuables français. (Sauf si les sommes n'ont pas encore été versées, mais on peut compter sur la sagacité de Madame Possidoni pour ne publier les comptes qu'une fois l'opération débouclée).

- Que la maison familiale à Andilly, Chateau-Gaillard, avait été transférée dès 2010 à la financière Quesa. La société a trouvé un financier qui lui a avancé 2,5 M€. Pour racheter la maison à son propriétaire, une SCI au nom des deux époux. La banque KBL, si l'on en croit les comptes, a donc permis à Christian Quérou et sa femme de mettre à l'abri 2,5 M€ supplémentaires. La banque de son côté a pris un privilège de prêteur de deniers sur la maison, de sorte que lorsque celle-ci sera vendue, elle sera la première à se servir. Sauf la encore à ce quelqu'un réussisse à faire reconnaitre la transaction comme nulle, mais cela risque d'être mission impossible.

Questions : lorsque Jeanne Possidoni parle de "la Banque KBL", parle t elle de la banque Luxembourgesoise, ou bien de sa filiale KBL Richelieu, déjà très impliquée dans l'affaire Loyaltouch? Et ce financement s'est-il fait moyennant transaction sur les actifs pourris Loyaltouch détenus par KBL Richelieu?

Petite cerise sur le gâteau : Les époux ont réussi à se faire financer en 2010 (et probablement après mars, date de la parution des comptes 2009 de la financière Quesa dont je me demandais le pourquoi) la somme de 1 M€ supplémentaire par la Banque Léonardo, ex VP Finance. En échange d'une promesse de placement de 685 K€. VP Finances s'était déjà illustrée dans l'affaire Golog, mais elle avait réussi à en sortir à temps. Ici, cela risque de n'être pas le cas. Mais comment une banque soit-disant compétente peut-elle prêter de l'argent sur la base de nantissements d'actions Loyaltouch, dont on se rendait compte à cette époque que leur valeur était fortement suspecte, les comptes n'ayant pas encore été publiés?


Je n'ose pas souhaiter aux lecteurs de joyeuses fêtes.

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mardi 11 octobre 2011

Louis Petiet mis en examen dans le cadre des reprises SAIC Velcorex et DMC Fils

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Les deux sociétés (respectivement branches Tissus et Fils de l'ex DMC) avait été reprises par Louis Petiet selon la formule utilisée pour Heuliez Concord : acquisition d'actifs via la promesse de fonds à venir.

Aujourd'hui, on apprend de diverses sources que Louis Petiet est mis en examen au pénal par le Parquet de Mulhouse, pour la reprise de SAIC-Velcorex en 2008, la société ayant été placée en LJ 18 mois plus tard.

Une information judiciaire a aussi été ouverte par le Parquet du Havre, concernant la reprise de la société désormais liquidée, Isotherma.

D'autre part, un candidat malheureux à la reprise de DMC Fils, la société ardéchoise Blanchard, porterait aussi plainte contre le dirigeant de BKC, après avoir été déboutée au civil.


Concernant le montage Heuliez/Heuliez Concord/Loyaltouch, il faudra attendre encore un peu.... Car si la reprise de Heuliez a avorté (tout comme, en d'autres temps, celle de Dapta), il ne fait guère de doutes que la société de Louis Petiet a participé à l'ardoise globale de Loyaltouch. Et le dossier semble suivi de près par C. Querou et Linerock Investments, une société basée aux Iles Vierges, et pourtant plus connue sur le Web pour ses logiciels vérolés que pour ses interventions financières.


Sur le marché réglementé, on attend de savoir si l'AK proposée pour combler les pertes de Montaigne Fashion Group aboutira. MFG, ex Regina, a elle aussi été reprise partiellement par L. Petiet, aux côtés de son ancien dirigeant, et présente beaucoup d'indicateurs dans le rouge : censure du forum Bourso, comptes en perte, retards de parution justifiés par la mauvaise volonté de l'ancien CAC qui aurait trainé des pieds pour transmettre le dossier, etc.


Comme le précise l'article du Monde, "le temps de la Justice n'est pas celui des affaires". Mais comme le disait aussi le proverbe : "tout vient à point pour qui sait attendre".





Sources : Les Echos; Le Monde ; L'Usine Nouvelle

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samedi 1 octobre 2011

Etat des créances déposé pour Courant Chaud et Club Dial

Pour information, selon une information parue au Bodacc le 29/09/2011, les états de créances concernant Courant chaud et Club Dial ont été déposés.

Information sur deux filiales de Loyaltouch qui a priori, n'intéresse que les acteurs (salariés, créanciers, actionnaires ou leurs représentants) soucieux de comprendre la procédure et les montants en jeu, et notamment de savoir, pour les créanciers, si leur créance a bien été acceptée.

Liquidateur :
SCP OUIZILLE-DE KEATING MISSION CONDUITE PAR ME CHRISTIAN HA
51 Avenue du Marechal Joffre
92000 NANTERRE

Concernant Club Dial, le montant du passif vérifié est de
153 créanciers
Montant total : 6.665.038,70 EUR

Dépôt au Greffe de l'état des créances le 31/08/2011
Avis de dépôt paru au Bodacc le 29/09/2011 sous le numéro 0189




Concernant Courant Chaud, le montant du passif vérifié est de
104 créanciers
Montant total : 4.429.322,77 EUR

Dépôt au Greffe de l'état des créances le 26/08/2011
Avis de dépôt paru au Bodacc le 28/09/2011 sous le numéro 0188

Concernant Courant chaud, le liquidateur indique avoir reçu quelques propositions concernant le rachat des actifs immatériels (fichier client principalement).


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dimanche 4 septembre 2011

Convocation en AG des obligataires le 16 septembre 2011

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Les obligataires sont convoqués en Assemblée Générale. En gros, on observe les mêmes cibles que le mouvement Ten-France, à quelques détails près :

- la nomination d'un contrôleur auprès du liquidateur est une faculté ouverte aux seuls obligataires.

- Ils visent tout de suite la procédure judiciaire avec les Commissaires aux Comptes, avant de passer par la phase négociation. Mais ne prévoient pas d'attaquer Mazars au vu du libellé.

- A noter par ailleurs que certains fonds ayant transigé avec au moins l'un des dirigeants, ils vont devoir se mettre d'accord entre eux avant de savoir qui ils attaquent.

- et enfin, ils visent plus large que le seul dernier listing sponsor, en prévoyant de s'attaquer "à toute banque étant intervenu dans l'émission, la promotion, la vente ou la revente des obligations". Sans aller jusqu'à envisager de recours au Médiateur de l'AMF. (Ils sont qualifiés par définition vu leur objet social ET vu le montant des obligations!) C'est même assez étonnant qu'ils s'en prennent aux intermédiaires de types "vendeurs".

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M019269 – AFFICHES PARISIENNES
LOYALTOUCH Société anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance Au capital de 18.644.515,70 € Siège social : 14, rue Chaptal 92309 LEVALLOIS-PERRET CEDEX 444 247 936 R.C.S. Nanterre SIRET 444 247 936 00057 (En liquidation judiciaire)

Avis de convocation des porteurs d’obligations convertibles en actions de la Société

Emission de 44.932.800 € : juin 2007 – Code FR0010491175.

Mesdames et Messieurs les titulaires d’obligations convertibles en actions de la Société, émises par décision du Conseil d’Administration en date du 11 juin 2007 sur autorisation de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 15 juin 2006, dans le cadre d’un emprunt obligataire d’un montant nominal de 44.932.800 € (Code FR0010491175), sont convoqués par le Représentant de la masse des obligataires, la Société DÉTROYAT ASSOCIÉS, en Assemblée Générale, le 16 septembre 2011 à 11 heures, dans les locaux de la Société DÉTROYAT ASSOCIÉS, situés au 5, avenue Matignon, 75005 Paris, à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :

ORDRE DU JOUR

– Instruction au Représentant de la masse des obligataires de faire acte de candidature auprès du Juge-Commissaire pour être désigné « contrôleur » dans le cadre de la liquidation judiciaire de la Société

– Instruction au Représentant de la masse pour, au nom et pour le compte de la masse des obligataires de la Société, engager ou prendre part à toutes actions ou instances en responsabilité civile et/ou pénale à l’encontre des anciens dirigeants de la Société

– Instruction au Représentant de la masse pour, au nom et pour le compte de la masse des obligataires de la Société, engager ou prendre part à toutes actions ou instances en responsabilité civile et/ou pénale à l’encontre de toutes banques et listing sponsors étant intervenus dans le cadre de l’émission, de la promotion, ou de la vente/revente des obligations de la Société

– Instruction au Représentant de la masse pour, au nom et pour le compte de la masse des obligataires de la Société, engager ou prendre part à toutes actions ou instances en responsabilité civile et/ou pénale à l’encontre des anciens Commissaires aux comptes de la Société

– Pouvoirs pour l’accomplissement des formalités.

Tout titulaire d’obligations convertibles en actions de la Société peut participer à l’Assemblée Générale personnellement ou par Mandataire, quel que soit le nombre de ses obligations. Seuls seront admis à l’Assemblée, à voter par correspondance ou à s’y faire représenter, les titulaires d’obligations convertibles en actions de la Société qui auront justifié de leur qualité

mercredi 3 août 2011

Liquidation Judiciaire pour Global Technologies Services

Depuis le 28-07-2011 Liquidation judiciaire
Liquidateur:
Maître LEMEE
39 Avenue de Quakenbr Ck, BP 263
61008 ALENCON Cedex
Mandataire judiciaire:
Maître LEMEE
39 Avenue de Quakenbr Ck, BP 263
61008 ALENCON Cedex


Avis paru sur société.com ce jour.

vendredi 29 juillet 2011

ANOVO en RJ : Maître Pardo a du boulot

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Anovo a été placée hier en redressement judiciaire suite à cessation de paiement.




Anovo est une société ayant la même activité que Global Technologies Service, à savoir la réparation et la maintenance de produits technologiques. Jusqu'à début Juillet, son Président était Jean de La Villardière. Connu de ceux qui ont connu Loyaltouch, puisqu'il avait été dirigeant de ITSS (la structure à l'origine de Global Technologies) avant de claquer la porte et de rejoindre Anovo.

Les difficultés de Anovo avaient été officiellement publiées lors de la parution des comptes semestriels 2010-2011 le 25 mai dernier. Anovo y faisait état de pertes significatives et de difficultés prévisibles de trésorerie à résoudre rapidement, tout en annonçant des prévisions d'amélioration. Le même jour, J. de la Villardière, PDG depuis un an, annonçait la dissociation des fonctions de Président et de DG, en nommant Michel Rességuier à ce titre.

Par la suite, Jean de la Villardière s'est délesté de ses titres sur le marché, comme l'ont appris les communiqués enregistrés à l'AMF.

Le 8 juillet, JdLV démissionnait de ses fonctions de Président, Thibaut de Saint-Vincent étant nommé en remplacement.

Le 19 juillet, Anovo demandait la suspension de sa cotation, afin d'assurer "l'égalité de traitement entre actionnaires" pendant une phase de discussion avec de nouveaux actionnaires potentiels

Le 22 juillet, A. Tomasov est nommé Directeur Général en remplacement de M. Rességuier. En parallèle, on apprend l'entrée au capital de Brigitte Salmon, Juge au TC de Pontoise, et candidate au Conseil d'Administration.

Hier, le RJ est prononcé. M. Rességuier, dans une interview au Courrier Picard,, de nouveau nommé DG, annonce une "trésorerie permettant de tenir jusqu'en Novembre", tout en indiquant qu'il faut "aller plus vite". Il détaille les deux options à l'étude :

- fermeture des sites d'Angers, Brives, Montpellier et de 2 filiales à l'étranger, licenciements dont 600 salariés en France sur les 1200 existants, le détail au niveau mondial (5.600 salariés) n'étant pas précisé
- arrivée d'investisseurs permettant "d'augmenter le périmètre" et de conserver les emplois.

En attendant, les ventes de J. de la Villardière sont à la fois très incorrectes pour les actionnaires qui n'auraient pas su lire entre les lignes, et peut-être même illégales : pourquoi sinon JdLV aurait-il confié la défense de ses intérêts à Maître Olivier Pardo?


Et puisqu'on n'en n'est plus à une similitude près avec Loyaltouch : il existe une association de défense des intérêts des actionnaires d'Anovo, l'AAAN, présidée par Benoît Muller. Lequel, devenu administrateur de Anovo, devait se douter que cela sentait le grillé, puisque lui aussi a cédé ses titres pendant la même période. En parallèle, il existe une autre Association, l'ADEANOVO, qui dénonce à la fois le rôle de Benoît Muller, tout comme celui de Charles Mircher, dont le rêve depuis plusieurs années est de devenir Président de Anovo (Charles Mircher : le dirigeant brillant qui voulait racheter Heuliez via Bernard Krief dont il avait parait-il pris le contrôle, et qui s'est enrichi sur Belvédère en manipulant les PP). Le même qui avait fondé une troisième association "tousensembleanovo.com", aujourd'hui inactive.


Dans le genre "qui a les plus grosses" (pinces) dans le panier de crabes, Critical, malgré sa semaine officieuse en tant que DG de Loyaltouch, a encore des leçons à prendre.



Crédit photo : Loïc FOSSARD, http://loicfossard.blogspot.com